« Pour changer le monde, il suffit de voyager. »
Lors de la conférence de presse de lancement de la campagne Exploration en terres solidaires, Charles Mony, qui a cofondé avec Isabelle Vitté Village Monde, une organisation philanthropique québécoise d’innovation sociale, a résumé par ces huit petits mots pourquoi le voyage prend une si grande place dans ma vie. Changer le monde oui, mais sans prétention ni idées de grandeur. Changer le monde en voyageant, tout simplement.

Photo prise à Phnom Penh en 2002
Je crois fermement qu’aller à la rencontre de l’autre fait de nous de meilleurs humains. Je l’ai souvent écrit : voir du pays a été pour moi une grande leçon d’humilité. En remettant en question mes certitudes, le voyage m’a enseigné à ne jamais rien prendre pour acquis. À ne pas juger, non plus. Pourquoi ma vérité serait-elle meilleure que celle des autres ?
J’aime me faire secouer les puces. Découvrir d’autres cultures m’a appris – et continue de m’apprendre – à regarder le monde sous de nouveaux éclairages. Voir mes « évidences » bousculées m’amène à me repositionner constamment par rapport à mes valeurs. Un peu comme un GPS passant en mode « recalcul » jusqu’à ce qu’il retrouve son chemin quand on dévie de la route prévue.
En s’ouvrant aux autres et à leurs idées, on voit parfois les nôtres osciller. On peut revoir nos positions, ou, au contraire, être conforté dans nos convictions après avoir étudié une situation sous d’autres angles. Chose certaine, le doute et les remises en question ne sont jamais négatifs à mon avis. Ils nous aident à solidifier nos bases tout en apportant la souplesse nécessaire pour mieux résister aux intempéries. Un peu comme le roseau qui plie mais ne rompt pas. Ou la tour Taipei 101, conçue pour suivre le mouvement plutôt que d’y résister pendant un tremblement de terre ou un typhon.
L’impact de nos choix
Ma soif d’exploration m’amène à dépenser pour me loger et me nourrir dans les lieux où je m’arrête. J’aime savoir que les quelques deniers que je dépense ici et là contribuent, même modestement, au bien-être des habitants des contrées que je visite. Comprenez-moi bien : je voyage et voyagerai encore dans des lieux touristiques populaires où mon passage a bien peu d’impact. Mais quand je sais que ma présence constitue un petit plus dans la vie des gens, mon bonheur est décuplé.
Pour toutes ces raisons, j’adhère totalement à la philosophie de Village monde, dont j’ai déjà parlé sur Avenues.ca. Alors quand l’équipe m’a proposé de participer au Défi blogueurs, qui précède l’attribution de dix bourses à des voyageurs âgés entre 18 et 35 ans, je n’ai pas hésité une seconde à m’engager. Pendant des semaines, je ne savais ni où j’irais, ni avec qui, ce qui rendait l’aventure encore plus excitante !

Devant Angkor Wat en 2002
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